Effets biologiques des HF

Effets biologiques des HF

Un champ d’hyperfréquences (ou micro-ondes) qui entre en contact avec un tissu vivant est susceptible de créer des effets thermiques (dégagement de chaleur) et des effets athermiques ou spécifiques (résonance cellulaire).

Effets thermiques

Ils résultent de l’action des micro-ondes sur des molécules chargées électriquement et dont l’eau est le meilleur exemple. Les molécules d’eau présentes dans le tissu vont osciller à la fréquence de l’onde incidente, créant des frictions internes responsables de l’apparition de chaleur dans le tissu irradié. L’effet thermique apparaît c’est à dire devient mesurable lorsque la densité de puissance est suffisante pour créer un taux d’absorption spécifique (S.A.R.) plus élevé que ceux cités ci-dessous. L’échauffement sera plus ou moins étendu et intense selon la nature des tissus traversés par le flux de micro-ondes et leur richesse en eau. Les graisses, les os à faible teneur en eau sont plus facilement pénétrés par les micro-ondes que les muscles ou la peau plus riches en eau. (Voir graphique “Téléphones cellulaires Danger ?” par R. Santini, Ed. Pietteur, Liège, p.28).

Ce phénomène se complique dans la mesure où les micro-ondes rencontrent en traversant les tissus vivants, plusieurs interfaces successives air/peau, peau/muscle, muscle/os, os/cerveau...Ceci donne naissance à des phénomènes de réflexions multiples à l’intérieur du corps vivant et ceci peut amener la formation d’ondes stationnaires concentrant l’énergie à certains endroits dans les tissus en créant des points chauds.

Effets athermiques

Des publications de plus en plus nombreuses montrent aujourd’hui qu’il apparaît des effets biologiques sur cultures cellulaires et sur animaux sous de très faibles densités de puissance de micro-ondes (moins de 100 µW/cm²). Dans les cas des téléphones mobiles cellulaires et de leurs antennes relais, ce sont principalement ces effets non thermiques qui sont à prendre en considération. Ces effets semblent à première vue être totalement indépendants d’une quelconque élévation de température.

Les effets athermiques (ou spécifiques) qui sont attribués à des réactions physiologiques induites par des rayonnements plus faibles dans le cas d’expositions chroniques. Les dommages provoqués sont des effets affectant le système nerveux (asthénie, troubles du sommeil, céphalées, perte de mémoire…), le système endocrinien (dysfonctionnement gonadique, surrénaliens et thyroïdiens) et le système immunitaire (modification lymphocytaire, macrophagiques et hématopoïétiques).Mais des pathologies lourdes sont aussi notées (infarctus, leucémies, tumeurs cérébrales).

Ceci nous indique que nous ne pouvons plus prendre comme limite d’effets biologiques la densité de puissance des rayonnements impliquant des effets thermiques. Nous sommes même aujourd’hui dans une situation où il est impossible de définir avec précision un seuil réel de nocivité pour la santé humaine et animale. D’autant plus que si nous connaissons certains effets, nous n’en connaissons nullement les mécanismes biologiques ou biochimiques profonds. Ceci doit nous astreindre à davantage de prudence, car un effet constaté pourrait avoir une (ou plusieurs) cause(s) insoupçonnée(s), même à des niveaux très bas d’exposition. Ces causes pourraient avoir des répercussions sur le système génique (travaux de H. Lai et N. Singh) donc peut être sur l’avenir de l’humanité toute entière. Nous ne pouvons pas feindre d’ignorer cela !

Quelques études parlantes sur les effets athermiques

  • Variations des flux calciques de tissus cérébraux (C. Blakman, 1979)
  • Augmentation de l’enzyme Ornithine-décarboxylase (ODC) (C. Byus, 1998)
  • Transformations lymphoblastiques et néoblastiques dans les cellules de lymphocytes humains (2450 MHz – Modulées en ELF) (E. Czerska, 1992 – E. Balcer-Kubiczek, 1991)
  • Création d’anomalies chromosomiques (dommages à l’ADN) sur lymphocytes humains (A. Maes, 1993 - S. Sarkar, 1994 – H. Lai, 1996 – J.L. Phillips 1998)
  • Augmentation des anomalies chromosomiques (Ruptures, échanges de chromatides) chez les contrôleurs aériens (radars) (V. Garaj-Vrhovac, 1993)
  • Affaiblissement des défenses immunitaires des lymphocytes T à l’encontre de cellules cancéreuses (D.Lyle, 1983)
  • Blocage de la mitose cellulaire par la protéine HSP 70 par exposition à des hyperfréquences (L’effet thermique n’est pas en cause), (S. Kwee, 2000).

Remarque : les ondes porteuses et les ondes modulées ou pulsées en basses fréquences

Il nous semble important à ce stade de faire une distinction entre deux types de recherches.

Certaines de ces recherches sont menées en vue d’observer les effets biologiques des seules ondes porteuses 900 MHz, 1.800 MHz, 2.000 MHz, 2450 MHz. Il va de soi que ces recherches ne reflètent pas les paramètres d’exposition auxquels sont soumis les utilisateurs de téléphones cellulaires et les personnes exposées aux rayonnements des antennes relais. En effet, en réalité, les micro-ondes porteuses sont “cadencées” par des impulsions groupées en “bouffées d’impulsions” et sont modulées en basses fréquences (TDMA).

Il serait souhaitable qu’à l’avenir, les recherches soient menées selon des modèles tenant compte des réalités objectives, comme l’a fait entre autres le Prof. M. Bastide (Institut d’Immunologie de l’Univ. de Montpellier) [1].

Un syndrome pathologique des fréquences radio micro-ondes ?

Une chercheuse américaine de Caroline du Nord, A.G. Johnson Liakouris a réétudié le rapport de l’Etude de Lilienfeld (Irradiation de l’Ambassade des USA à Moscou, d’août 1963 à mai 1975) et a comparé les symptômes observés sur le personnel de l’ambassade U.S. à ceux décrits par les chercheurs soviétiques sur des personnes exposées à de faibles densités de puissance de micro-ondes [2]. Ces fréquences ont fluctué entre 2,56 GHz et 4,6 GHz et la densité était relativement stable à environ 5 µW/cm² au point le plus exposé de l’ambassade. Deux fréquences supplémentaires apparurent en janvier 1973 et en août 1975 et subsistèrent tous les jours, faisant parfois monter la densité de puissance jusqu’à 18 µW/m². Lorsque des écrans protecteurs furent installés en février 1976, la densité de puissance descendit à environ 2 µW/cm², niveau auquel elle se maintint jusqu’à cessation de l’irradiation en janvier 1979, pour réapparaître brièvement en 1983. En supposant une présence des employés de l’ambassade pendant 40 heures par semaine, on peut considérer qu’ils ont subi une irradiation moyenne de 1 µW/cm² allant parfois jusqu’à 4 µW/cm².

A.G. Johnson Liakouris estime que l’on peut aujourd’hui valablement identifier un syndrome pathologique des radiofréquences micro-ondes.

Les chercheurs soviétiques ont déclaré qu’au début de l’exposition, les symptômes sont réversibles, mais que si l’on maintient l’exposition au cours du temps, ils deviennent progressivement irréversibles.

A.G. Johnson Liakouris montre que dans l’Etude Officielle de Lilienfeld, les experts désignés par les USA n’ont pas suffisamment examiné les similitudes existant entre les données soviétiques et les symptômes observés sur les personnels de l’ambassade américaine.

Le syndrôme des fréquences radio micro-ondes comprend les symptômes suivants :

  1. des formes de psoriasis et d’eczéma, des troubles cutanés inflammatoires et allergiques,
  2. des troubles neurologiques liés au système nerveux périphérique, parmi lesquels on peut citer l’irritabilité, la dépression nerveuse, la perte d’appétit, les difficultés de concentration mentale, des problèmes d’accomodation visuelle,
  3. des affections des ganglions, chez des personnes de sexe masculin,
  4. des troubles de la reproduction (problèmes durant la grossesse, complications lors de l’accouchement, affections puerpérales),
  5. des tumeurs bénignes parmi les hommes et malignes parmi les femmes,
  6. des modifications hématologiques (leucocytes).

L’auteur de la publication conclut que l’Etude Officielle de Lilienfeld a été mal conduite par les experts américains.

Des effets neurologiques de radiofréquences

Le prof. Henry Lai (déjà cité), en conclusion de sa communication lors du Symposium à l’Université de Vienne “Mobile Phones and Health” 25-28 oct.1998 nous dit:

“Il est difficile de nier que des fréquences radio de faible intensité puissent affecter le système nerveux. Cependant, les données disponibles suggèrent une réaction complexe du système nerveux vis-à-vis des fréquences radio. L’exposition aux fréquences radio produit des effets divers sur le système nerveux central. La réponse n’est vraisemblablement pas linéaire en ce qui concerne l’intensité de la radiation. D’autres paramètres d’exposition à des radio fréquences, tels la fréquence, la durée, la forme de l’onde, la modulation de fréquence, la modulation d’amplitude etc. sont des facteurs déterminants des réponses biologiques et affectent l’allure de la relation dose (intensité)/réponse. Afin de comprendre les effets possibles sur la santé des expositions aux fréquences radio des téléphones mobiles, il est avant tout nécessaire de comprendre les effets de ces différents paramètres et la manière dont ils interagissent entre eux. C’est pourquoi il faut être prudent dans l’évaluation des effets possibles des expositions durant l’usage des téléphones mobiles...

Des recherches impliquant l’étude des fréquences radio dans les plages de fréquences et avec des formes d’ondes semblables à celles émises par les téléphones cellulaires et des temps d’exposition intermittents ressemblant au schéma d’utilisation normale de téléphones sont nécessaires.

A ce point, étant donné que l’on n’en connaît guère plus des effets de l’usage des téléphones mobiles, mais qu’il existe une indication quant au fait que les émissions des téléphones mobiles peuvent causer des effets biologiques pouvant conduire à des effets délétères sur la santé, un usage prudent doit être recommandé comme ligne directrice logique.

Commentaire : Nous ne connaissons pas les seuils limites inférieurs pour lesquels de tels processus se produisent. Prenons-nous les habitants proches des antennes comme cobayes de cette nouvelle technologie ?

Ruptures de chaînons d’ADN

Le prof. Henry Lai et N. Singh ont également montré que des fréquences de 1.900 MHz à très faible intensité, voisine de celle des téléphones cellulaires provoquaient des cassures d’ADN sur des cerveaux de rats ! [3,4] . L’ADN cellulaire subit fréquemment des cassures qui se réparent rapidement. Certaines cassures n’ont lieu que sur un seul des deux filaments hélicoïdaux tandis que d’autres lèsent les deux filaments à la fois. Les cassures sur un seul filament se réparent facilement, les secondes non. Mais H.Lai a montré que lors d’exposition aux micro-ondes d’un téléphone portable, le taux statistique de cassures est beaucoup plus important et souvent sur les deux filaments appariés à la fois.

Ceci est très inquiétant, car les réparations présentent toujours un certain taux de “ratés” et ces ratés peuvent constituer un effet mutagène, donc dans certains cas un effet cancérigène. Heureusement, beaucoup de mutations de gènes n’auront aucune implication dégénérative car les chromosomes fragiles conduiront sans doute à la mort de la cellule impliquée.

On sait également que les ADN des cellules nerveuses ont une faible capacité de réparation. Ceci soulève le problème des effets cumulatifs : de très faibles expositions cumulées à des intensités de micro-ondes peuvent induire des effets plus nocifs que des expositions critiques à un niveau plus élevé. Ainsi, sur les cellules nerveuses qui ne se divisent pas et ne prolifèrent pas, ces nuisances peuvent contribuer à des maladies dégénératives comme les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Des cancers associés aux conditions dégénératives liées à l’âge peuvent en résulter également.

Un autre aspect de la découverte de H.Lai est préoccupant : les cerveaux de rats qui étaient extraits après exposition et rapidement préparés pour l’analyse, présentaient moins de ruptures de chromosomes que ceux qui étaient contrôlés quatre heures après l’exposition. Ces derniers montraient beaucoup plus de cassures chromosomiques. Ceci suggère que la lésion et l’initiation de la réparation ne sont pas des processus simples et immédiats et corrobore l’hypothèse selon laquelle les dégâts de l’ADN par exposition aux micro-ondes à faible intensité résultant de l’exposition à un téléphone portable sont cumulatifs.

Le Dr. Jerry Phillips, travaillant dans un laboratoire à l’extérieur de Los Angelès a fait une découverte similaire. Il a montré que les ruptures d’ADN diminuent dans certaines conditions d’exposition aux fréquences radio, parfois avec des formes d’ondes différentes, ce qui suggère que la relation causale est plus complexe qu’on eut pu l’attendre et qu’il y a un équilibre entre taux de cassures et taux de réparations [5]. Le travail de J. Phillips suggère qu’il existe un système régulateur de contrôle à effet feedback. Le feedback de réparation de l’ADN peut conduire à des erreurs de code, à des mutations et donc finalement à des possibilités de création de cancer.

Les densités de puissance de rayonnement mises en oeuvre par H. Lai et N. Singh représentent le cinquième de la valeur limite de sécurité des USA.

Mais cette recherche a également montré que l’on peut utiliser la mélatonine et d’autres anti-oxydants pour contrer cet effet néfaste. Ceci indique l’importance des radicaux libres comme intermédiaires dans la dégradation de l’ADN. Ceci n’étonne pas les chercheurs, car les radicaux libres ont souvent été impliqués dans les problèmes d’ADN.

Bien que les expériences de Lai-Singh n’ont pas été fidèlement reproduites, d’autres scientifiques ont trouvé des ruptures similaires de filaments d’ADN sous l’effet d’ondes radio, dans des programmes de recherches parallèles..

Le Dr. Soma Sarkar de l’Institut de Médecine Nucléaire et de Sciences Appliquées de New Delhi (Inde) a trouvé que dans le cerveau et les testicules de souris, l’ADN avait subi des “réarrangements” après exposition à des micro-ondes à la même fréquence et approximativement à la même intensité que dans les expériences du Prof. Henry Lai. S. Sakar et ses collaborateurs concluent qu’une réévaluation du potentiel mutagène des micro-ondes “semble impérative”.

Des expérimentations allant dans le même sens ont été réalisées par A.M. Maes. dans les laboratoires du V.I.T.O.[6].

L’action néfaste sur la barrière hémato-encéphalique

L’équipe de l’Université de Lund (Suède) : L.G. Salford et al. [7] ont fait une communication au Parlement Européen à Strasbourg afin de mettre le monde politique en garde contre les dangers des téléphones portables (et dans certains cas, des antennes relais).

Nous les citons :

“Les effets des champs électromagnétiques des fréquences radio sur la barrière hémato-encéphalique et sur la croissance des tumeurs du cerveau chez les mammifères sont étudiés par nous, depuis plusieurs années et nous avons accumulé un important savoir faire expérimental dans ce domaine. Alors que nos études sur les effets des ondes continues et des micro-ondes modulées et pulsées de 915 MHz sur la croissance des tumeurs cérébrales n’ont révélé aucun effet promoteur de croissance pour les modèles de rongeurs, les mêmes champs électromagnétiques de fréquences radio se sont révélés être la cause d’une augmentation significative d’une fuite d’albumine via la barrière hémato-encéphalique de rats exposés.

Comparativement, les rats non exposés n’ont pas montré la même anomalie. Ces expériences comprenaient des groupes de plus de mille rats. Nous avons maintenant confirmé ces découvertes dans nos laboratoires par des recherches ultérieures, mettant en oeuvre des expositions à des téléphones cellulaires GSM-900 (900 MHz) et GSM-1800 (1800 MHz).

L’observation la plus remarquable dans nos études est le fait que des valeurs de taux d’absorption spécifique (S.A.R.) inférieures à 1 mW/kg (densité de puissance : 2,5 µW/cm²) donnent lieu à une fuite plus marquée d’albumine que des valeurs plus élevées de S.A.R. si nous étions en présence d’une situation inverse, nous pourrions penser que le risque d’exposition aux téléphones cellulaires, aux antennes relais et aux autres sources émettant des fréquences radio pourrait être maîtrisé par une réduction de la puissance émise. Le fait que, selon notre découverte, des champs les plus faibles ont l’activité biologique la plus forte, pose un problème majeur

L’effet le plus prononcé d’ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les téléphones cellulaires pourrait ne pas avoir lieu dans les couches les plus superficielles du cerveau, mais à plusieurs centimètres de profondeur dans les structures cérébrales centrales! Il ne peut être exclu que des non usagers se trouvant à proximité d’utilisateurs de téléphones portables puissent être influencés par ces effets de faibles puissances.

Si les communications par téléphones mobiles peuvent, même à de très faibles valeurs de taux d’absorption spécifique, provoquer la fuite d’albumine via la barrière hémato-encéphalique chez les usagers de téléphones cellulaires GSM, laquelle barrière est censée protéger le cerveau, d’autres molécules indésirables et toxiques présentes dans le sang peuvent s’introduire dans le tissu cérébral et se concentrer dans les neurones et dans les cellules gliales du cerveau. Il ne peut être exclu que ceci puisse promouvoir le développement de maladies auto-immunes et neurodégénératives.

Nous concluons que les opérateurs de télécommunications (et nos politiciens) ont une responsabilité accrue de contribuer à l’exploration de ces possibilités de risques pour les utilisateurs et la société en général.”

Références bibliographiques

[1] B.J. Youbicier-Simo, J.C. Lebecq et M. Bastide (Laboratoire d'Immunologie et Parasitologie, Faculté de Pharmacie, Université de Montpellier I, F-34060 Montpellier Cedex 2, France, sponsorisé par R.Santini, I.N.S.A. Laboratoire de Biochimie Pharmacologie, F-69621, Lyon, France). BIOELECTROMAGNETIC SOCIETY, Twentieth Annual Meeting, Trade Winds Resort, St. Pete Beach, Floride, U.S.A., 7-11 juin 1998 (pp. 103 – 104).

[2] Ana G. Johnson Liakouris, « Radiofrequency (RF) Sickness in the Lilienfeld Study : An Effect of Modulated Microwaves ? » Archives of Environmental Health, mai/juin 1998, Vol 53 N°3 pp236-237.

[3] Lai H., Singh N. “Acute low intensity microwave exposure increases DNA single strand breaks in rat brain cells” Bioelectromagnetics, 16, pp.207-210 (1995).

[4] Lai H., Singh N.”DNA single and double strand breaks in rat brain cells after acute exposure to low level radio frequency electromagnetic radiation” International Journal of Radiation Biology, 69 : pp.513-521

[5] Phillips J.L., Ivaschuk O., Ishida-Jones T., Jones R.A., Campbell-Beachler M., Haggren W. “DNA Damage in Molt-4 T-lymphoblastoïd cells exposed to cellular telephone radiofrequency fields in vitro” Bioelectrochem. Bioenerg. 45: pp.103-110, 1998.

[6] Maes A.M., Communication au Symposium de l’Université de Vienne “Mobile phones and health” 25-28 octobre 1998.

[7] Salford L.G., Brun A., Sturesson K., Eberhardt J.L., Persson B.R. “Permeability of the blood-brain barrier by 915 MHz electromagnetic radiation, continuous wave and modulated at 8, 16, 50, and 200 Hz. ” Microsc. Res. Tech. 27: pp. 535-542, 1994.