Etude espagnole sur l'activité cérébrale d'un enfant

Des scientifiques espagnols ont découvert qu’une conversation de deux minutes à peine sur un téléphone cellulaire peut modifier l’activité cérébrale d’un enfant jusqu’à une heure à la suite de cette conversation…

 Une étude de Michael Klieeisen de l’ «Institut de Recherche en Neurodiagnostic » de Marbella (Espagne).

D’après le Sunday Mirror, 27 décembre 2001

Ce qu’un téléphone cellulaire peut faire au cerveau d’un enfant.

Les auteurs du document présentent des images qui montrent les effets de choc que peut provoquer l’utilisation d’un téléphone mobile sur le cerveau d’un enfant jusqu’à une heure après la conversation. Ils ont également découvert pour la première fois que les ondes radio de téléphonie mobile pénètrent profondément dans le cerveau et ne se limitent pas uniquement au pourtour de l’oreille. Cette étude a conduit les experts du monde médical à se demander s’il est vraiment sain pour des enfants d’utiliser un téléphone mobile. Les médecins craignent que les perturbations subies par l’activité cérébrale puissent conduire à des troubles psychiatriques et comportementaux ou encore d’hypothéquer les aptitudes à l’étude.

C’est la première fois que des cobayes humains ont été utilisés pour mesurer les effets des radiations des téléphones mobiles sur des enfants. Les tests ont été effectués sur un garçon de 11 ans et sur une fille de 13 ans appelée Jennifer.

En utilisant un scanner CATEEN, relié à un appareil mesurant l’activité des ondes cérébrales, ils ont pu montrer les modifications sur des images.

Ces images en couleurs montrent comment les radiations se répandent au centre du cerveau et resortent de l’oreille de l’autre côté du crâne. Les perturbations cérébrales se prolongent pendant une heure après que l’exposition au téléphone cellulaire ait cessé.

Le Dr. Gérard. Hyland, un conseiller du gouvernement en matière de téléphonie mobile, déclare qu’il trouve ces résultats « extrêmement inquiétants ». Il ajoute : « On peut s’interroger quant au sort d’enfants dont le cerveau est toujours en développement et qui utilisent un téléphone mobile . Les résultats montrent que les cerveaux des enfants sont affectés pendant de longues périodes, même après une utilisation très brève. Leur cerveau montre des profils d’ondes anormaux et conserve ces profils pendant une longue durée. Ceci pourrait par exemple affecter leur humeur et leurs capacités d’étude dans les salles de classe, s’ils ont utilisé un téléphone mobile pendant les récréations et les moments de pause. Jusqu’ici, nous ne connaissons pas toutes les réponses, mais la modification des ondes cérébrales pourrait conduire à des problèmes tels que la perte de concentration, la perte de mémoire, l’inaptitude à l’étude et un comportement agressif. »

On avait pensé antérieurement que les interférences avec les ondes cérébrales et la chimie cérébrale prenaient fin avec l’arrêt de la communication.

Les résultats de cette étude coincident avec un nouvelle statistique montrant que 87 % d’enfants de 11 à 16 ans possèdent un téléphone cellulaire et que 40 % d’entre eux conversent pendant 15 minutes ou plus par jour avec leur téléphone. Et ce qui est préoccupant, c’est que 70 % déclarent qu’ils ne voudraient pas modifier leur comportement vis-à-vis du portable, même si le gouvernement le conseillait.

Le Dr. Hyland envisage de publier les dernières découvertes dans le journal médical « The Lancet » en 2002. Il déclare : « Cette information montre qu’en réalité il n’y a pas de durée d’utilisation sans risque d’un téléphone mobile. Nous ne savons pas quels seront les effets à long terme de ces expositions. Si j’étais parent, je serais maintenant circonspect quant à laisser utiliser un téléphone mobile par mes enfants, même pendant des périodes extrêmement brèves. Mon conseil serait d’éviter l’usage des téléphones mobiles ».

Le Dr. Michael Klieeisen qui a mené l’étude déclare : « Nous sommes capables de voir dans les moindres détails ce qui se passe dans le cerveau. Nous ne nous sommes jamais attendus à observer cette activité prolongée dans le cerveau. Nous sommes inquiets quant au délicat équilibre qui existe – comme l’immunité vis-à-vis des infections – et qui pourrait être altéré par des interférences avec les équilibres chimiques dans le cerveau.»

Un porte-parole du département de la santé publique a déclaré « Chez les enfants, l’utilisation du téléphone cellulaire devrait être restreinte à de très courtes périodes de temps. »